Le risque de dépendance d’un produit dépend de la quantité de nicotine absorbée et de la rapidité avec laquelle elle atteint le cerveau. La quantité de nicotine absorbée varie selon la manière et le type de produit consommé. Quand la nicotine est fumée ou vapotée, elle agit en 10 à 20 secondes, ce qui est très rapide. Cela provoque un « hit nicotinique », une sensation agréable à chaque consommation. La nicotine consommée sous d’autres formes, agit moins rapidement, comme par voie orale (snus, sachets de nicotine) ou par voie nasale (snuff).
Fumer du tabac ou consommer d’autre produits avec nicotine, c’est absorber de la nicotine. La nicotine a des effets sur le cerveau. Comme avec d’autres drogues, quand on consomme de la nicotine, on ressent un bien-être et une sensation de plaisir. Et ça se répète à chaque consommation, c’est ça qui rend dépendant.
Quand on fume ou qu’on consomme de la nicotine sous une autre forme, le rythme cardiaque s’accélère, la pression artérielle augmente. Tout le corps est en état de stress. La nicotine a donc un effet de stimulation, elle augmente les perceptions, l’humeur et la mémoire. La nicotine diminue l’appétit.
Quand on arrête de consommer de la nicotine, le manque apparaît rapidement, entre une demi-heure et trois heures plus tard. Ce manque disparaît en quelques secondes en fumant ou en consommant à nouveau de la nicotine. C’est pourquoi les personnes dépendantes ressentent une sensation de détente quand elles fument. Elles pensent que fumer les calme.
La nicotine est une des substances qui rend dépendant le plus rapidement. La plupart des personnes qui fument ou consomme d’autres produits similaires tous les jours sont dépendantes. Les jeunes, même s’ils ne fument pas tous les jours, peuvent devenir dépendants.
La moitié des personnes qui consomment ont envie d’arrêter. Mais c’est difficile. Les rechutes sont fréquentes.